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La Régionalisation a été absente de la campagne présidentielle. Et ce qui est plus grave, elle est introuvable dans les discours du nouveau Président.

  1. Macron a un projet pour l’Europe. Il veut aller de l’avant vers une Europe plus indépendante, mieux structurée, plus protectrice. C’est à coup sûr la bonne voie, même si ce plan reste modeste. Mais raison de plus pour ne pas oublier la Région et son avenir. Il faut bien voir en effet qu’il y a un lien indissoluble entre Région, Etat et Europe.

Dans notre monde, de plus en plus de problèmes ne peuvent se résoudre qu’à l’échelon régional. Une politique nationale du logement est absurde : la situation est très différente selon les Régions comme à l’intérieur de chacune d’elle. Il en va de même de l’agriculture, de l’écologie,de la formation et de l’emploi, comme de la politique culturelle et touristique. Chaque Région doit avoir sa politique dans ces domaines, en coordination éventuelle avec d’autres Région françaises ou européennes, avec l’Etat et parfois l’Union. En revanche, le régalien – sécurité, justice,défense, relations internationales, protection de la langue et de la civilisation françaises- restent du domaine de l’Etat, et enfin la garantie d’indépendance politique, économique et financière ne peut que relever de l’Union européenne dans l’ère de la mondialisation.

Or aujourd’hui, aucune perspective n’est tracée. La politique régionale, faute de repères, est hésitante, ses critères sont mal définis, ses financements opaques  sinon secrets, ses agents ou débordés ou démotivés. Ce sont là les symptômes d’un manque de confiance. Nous devons donc être vigilants. Ne laissons pas les Régions s’endormir. Elles feront de mauvais rêves. Et le réveil sera douloureux.

Gérard Montassier

Président de la Confrérie.