Notre Confrère Guy Borderon nous a quittés et ses obsèques ont été célébrés le 17 JANVIER 2019 dans l’Eglise de son village qu’il aimait tant, Lignières-Sonneville, dont il fut longtemps conseiller municipal.

Je l’ai toujours connu et notre amitié s’est nouée il y a 50 ans : nous avons toujours été très proches depuis notre engagement commun en politique dans les années 70.

Guy Borderon incarnait la franchise, la loyauté, la lucidité. Esprit inlassablement curieux, travailleur infatigable, il avait accumulé une prodigieuse compétence concernant la vigne, le cognac et sa distillation. Il était aussi féru d’histoire locale, et voulait connaître à fond le droit et la fiscalité de son secteur d’activité. Un parfait autodidacte.

Ses exceptionnelles qualités humaines ont été reconnues dans la viticulture où il a gravi tous les échelons jusqu’à la Présidence d’organisations syndic ales et de groupements professionnels.

Ce combattif pour son milieu professionnel et la Charente avait compris que la fiscalité jouait un grand rôle dans le monde du cognac. Il voulut en percer les secrets, afin d’en mieux diriger l’évolution. Il m’a demandé de l’aider. Je n’ai pas hésité à l’emmener au Ministère des Finances pour le présenter à l’un de mes amis, R.Baconnier, Directeur Général des Impôts, afin qu’il pose ses questions à celui qui était le meilleur spécialiste en la matière. Ils se sont revus à de nombreuses reprises, car mon ami Baconnier a été frappé de la qualité de réflexion de Guy Borderon.

Lors de la création de la Confrérie du cognac, il a été un des premiers sollicités pour donner son avis et devenir un des fondateurs. Il a non seulement accueilli chaleureusement l’idée, mais il s’est immédiatement impliqué. C’est lui qui m’a proposé le logo de la Confrérie et son fanion. J’ai ratifié son choix et il les a personnellement financés pour nous les offrir. C’est le fanion que l’on trouve sur la page d’ouverture de notre site à côté de la présentation que je fais de la Confrérie.

La France de qualité est autant en haut qu’en bas. La France médiocre aussi. J’ai toujours mis Guy Borderon, le viticulteur autodidacte, l’inoubliable, au rang des hommes éminents que j’ai rencontrés.

Gérard Montassier